{"id":1585,"date":"2023-10-11T10:06:43","date_gmt":"2023-10-11T08:06:43","guid":{"rendered":"http:\/\/localhost:8889\/?p=1585"},"modified":"2026-05-07T13:15:56","modified_gmt":"2026-05-07T11:15:56","slug":"relais-thermiques","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/cuve-expert.fr\/blog\/relais-thermiques\/","title":{"rendered":"Relais thermique : fonctionnement, r\u00e9glage et protection du moteur \u00e9lectrique"},"content":{"rendered":"\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Un moteur de pompe immerg\u00e9e qui d\u00e9clenche son protecteur toutes les heures, un compresseur d&rsquo;atelier qui chauffe et coupe, un ventilateur industriel qui claque sa s\u00e9curit\u00e9 au d\u00e9marrage : derri\u00e8re chacun de ces incidents se cache un relais thermique mal r\u00e9gl\u00e9, sous-dimensionn\u00e9, ou, plus grave, absent du tableau de commande. Cet appareil discret, viss\u00e9 sous le contacteur, surveille l&rsquo;intensit\u00e9 absorb\u00e9e par le moteur et le coupe avant que les enroulements ne grillent. Mal compris, il g\u00e9n\u00e8re des arr\u00eats intempestifs ; mal calibr\u00e9, il laisse passer la surcharge qui d\u00e9truit le bobinage en quelques minutes. Ce guide d\u00e9taille le fonctionnement \u00e0 bilames, la lecture de la plaque signal\u00e9tique, le calcul de l&rsquo;intensit\u00e9 de r\u00e9glage, la classe de d\u00e9clenchement adapt\u00e9e, et les v\u00e9rifications \u00e0 mener quand un d\u00e9clenchement r\u00e9p\u00e9titif inqui\u00e8te.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Qu&rsquo;est-ce qu&rsquo;un relais thermique et \u00e0 quoi sert-il ?<\/h2>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">D\u00e9finition simple du relais thermique<\/h3>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Un relais thermique est un appareil de protection \u00e9lectrique qui surveille l&rsquo;intensit\u00e9 absorb\u00e9e par un moteur et coupe son alimentation en cas de surcharge prolong\u00e9e. Il s&rsquo;installe directement sous un contacteur, dans le circuit de puissance, et agit indirectement sur le contacteur via un contact auxiliaire dans le circuit de commande. Quand l&rsquo;intensit\u00e9 d\u00e9passe durablement la valeur de r\u00e9glage, des bilames internes (deux lames m\u00e9talliques de coefficients de dilatation diff\u00e9rents) se courbent sous l&rsquo;effet de l&rsquo;\u00e9chauffement et d\u00e9clenchent un m\u00e9canisme \u00e0 ressort qui ouvre le contact 95-96 du circuit de commande. Le contacteur perd son alimentation bobine et coupe \u00e0 son tour le moteur. Le relais thermique prot\u00e8ge le moteur contre les \u00e9chauffements anormaux des enroulements, qui d\u00e9truiraient le bobinage en quelques minutes en l&rsquo;absence de coupure.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Quel moteur \u00e9lectrique faut-il prot\u00e9ger ?<\/h3>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Tout moteur asynchrone triphas\u00e9 en service industriel ou tertiaire doit \u00eatre prot\u00e9g\u00e9 par un relais thermique : pompes immerg\u00e9es, surpresseurs, compresseurs, ventilateurs, broyeurs, malaxeurs, agitateurs, convoyeurs. La r\u00e8gle s&rsquo;applique aussi aux moteurs monophas\u00e9s en exploitation continue (au-del\u00e0 de quelques minutes par cycle). Les petits moteurs domestiques de quelques centaines de watts sont souvent \u00e9quip\u00e9s d&rsquo;un protecteur thermique int\u00e9gr\u00e9 (klixon dans le bobinage) qui dispense d&rsquo;un relais externe ; pour les puissances sup\u00e9rieures \u00e0 0,75 kW environ et toutes les applications industrielles, le relais thermique externe reste la norme. Les moteurs \u00e0 courant continu et les moteurs sp\u00e9ciaux (pas-\u00e0-pas, brushless) utilisent d&rsquo;autres dispositifs.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Ce que le relais thermique prot\u00e8ge\u2026 et ce qu&rsquo;il ne prot\u00e8ge pas<\/h3>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le relais thermique prot\u00e8ge contre les surintensit\u00e9s lentes : surcharge m\u00e9canique, baisse de tension, perte de phase, d\u00e9marrages trop fr\u00e9quents, environnement chaud qui r\u00e9duit le pouvoir de refroidissement. Sa courbe de d\u00e9clenchement est dite \u00ab inverse \u00bb : plus l&rsquo;intensit\u00e9 est \u00e9lev\u00e9e, plus le d\u00e9clenchement est rapide. Il NE prot\u00e8ge PAS contre les courts-circuits (intensit\u00e9s tr\u00e8s \u00e9lev\u00e9es en quelques millisecondes), cette protection est assur\u00e9e par les fusibles aM ou par le d\u00e9clencheur magn\u00e9tique d&rsquo;un disjoncteur moteur. Il ne prot\u00e8ge pas non plus contre la surchauffe d&rsquo;origine externe (incendie, d\u00e9faut de ventilation soudain) si l&rsquo;intensit\u00e9 ne change pas. La compl\u00e9mentarit\u00e9 fusible + relais thermique + contacteur (ou disjoncteur moteur seul) forme la cha\u00eene de protection compl\u00e8te d&rsquo;un moteur.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Comment fonctionne un relais thermique \u00e0 bilames ?<\/h2>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Le r\u00f4le des bilames dans le d\u00e9clenchement<\/h3>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">\u00c0 l&rsquo;int\u00e9rieur du relais thermique se trouvent trois bilames (un par phase), chacun \u00e9tant un assemblage soud\u00e9 de deux lames m\u00e9talliques de coefficients de dilatation diff\u00e9rents, typiquement laiton et invar, ou cuivre et un alliage \u00e0 faible dilatation. Le courant traverse une r\u00e9sistance chauffante enroul\u00e9e autour du bilame ou directement le bilame s&rsquo;il sert de conducteur. L&rsquo;\u00e9chauffement par effet Joule provoque une dilatation diff\u00e9rentielle des deux lames, ce qui courbe l&rsquo;ensemble. La courbure progresse au fur et \u00e0 mesure que le courant chauffe les bilames. Lorsque la d\u00e9formation atteint un seuil m\u00e9canique (r\u00e9gl\u00e9 par la vis de r\u00e9glage qui ajuste la distance avec le m\u00e9canisme de d\u00e9clenchement), un cliquet lib\u00e8re un ressort qui ouvre brutalement le contact NF (95-96) du circuit de commande.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Pourquoi l&rsquo;\u00e9chauffement d\u00e9pend du courant et du temps<\/h3>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">L&rsquo;\u00e9nergie dissip\u00e9e par effet Joule dans une r\u00e9sistance \u00e9lectrique vaut P = R \u00d7 I\u00b2. L&rsquo;\u00e9chauffement est donc proportionnel au carr\u00e9 de l&rsquo;intensit\u00e9. \u00c0 1,2 fois l&rsquo;intensit\u00e9 nominale (Ie), l&rsquo;\u00e9chauffement est 1,44 fois sup\u00e9rieur au r\u00e9gime nominal ; \u00e0 1,5 fois, il est 2,25 fois sup\u00e9rieur ; \u00e0 6 fois (courant de d\u00e9marrage typique), il est 36 fois sup\u00e9rieur. La constante de temps thermique du moteur (10 \u00e0 60 minutes selon la masse) prot\u00e8ge contre les courts pics ; la courbe \u00ab inverse-temps \u00bb du relais thermique reproduit cette physique : surcharge l\u00e9g\u00e8re = d\u00e9clenchement long, surcharge forte = d\u00e9clenchement rapide. Un relais classe 10 d\u00e9clenche en moins de 10 secondes \u00e0 6 \u00d7 Ie ; un classe 30 tol\u00e8re cette m\u00eame surcharge jusqu&rsquo;\u00e0 30 secondes pour permettre un d\u00e9marrage long.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Action sur le circuit de commande et lien avec le contacteur<\/h3>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le relais thermique ne coupe jamais directement le courant moteur, il agit toujours via le contacteur. Le c\u00e2blage typique : phases L1, L2, L3 entrent dans le contacteur, sortent vers les bornes 1, 3, 5 du relais thermique, puis vers le moteur via les bornes 2, 4, 6. Le circuit de commande (alimentation 230 V ou 24 V CC selon le type de bobine) traverse le contact NF 95-96 du relais thermique avant d&rsquo;alimenter la bobine A1-A2 du contacteur. En cas de d\u00e9clenchement thermique, l&rsquo;ouverture du 95-96 d\u00e9salimente la bobine, le contacteur l\u00e2che, le moteur s&rsquo;arr\u00eate. Le contact NO 97-98 du relais thermique peut piloter une signalisation d\u00e9port\u00e9e (voyant rouge, alarme).<\/p>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\">Sch\u00e9ma de principe recommand\u00e9 : puissance vs commande<\/h4>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Distinguer toujours les deux circuits sur le sch\u00e9ma. Le circuit de puissance (en gros conducteurs, calibre adapt\u00e9 \u00e0 l&rsquo;intensit\u00e9 du moteur, g\u00e9n\u00e9ralement 1,5 \u00e0 50 mm\u00b2 selon la taille) traverse fusibles aM puis contacteur puis relais thermique puis moteur. Le circuit de commande (en petits conducteurs 1,5 mm\u00b2 typiquement, aliment\u00e9 par un transformateur 230\/24 V ou directement en 230 V) traverse l&rsquo;arr\u00eat d&rsquo;urgence, le bouton marche, le contact d&rsquo;auto-maintien, et le contact NF 95-96 du relais thermique avant la bobine du contacteur. Les bornes auxiliaires sont identifi\u00e9es par des num\u00e9ros \u00e0 deux chiffres ; les bornes de puissance par des num\u00e9ros simples ou des lettres L1\/L2\/L3 et T1\/T2\/T3.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Relais thermique, contacteur et circuit \u00e9lectrique : comment l&rsquo;ensemble fonctionne ?<\/h2>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Le r\u00f4le du contacteur dans la coupure du moteur<\/h3>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le contacteur est l&rsquo;organe de man\u0153uvre principal : c&rsquo;est lui qui \u00e9tablit ou coupe le circuit de puissance en r\u00e9ponse \u00e0 une commande ext\u00e9rieure (bouton marche, automate, sonde, pressostat, relais thermique). Il est dimensionn\u00e9 par sa cat\u00e9gorie d&#8217;emploi (AC-3 pour les moteurs \u00e0 cage, AC-1 pour les charges r\u00e9sistives) et son courant nominal (10 A, 16 A, 25 A, 40 A, 65 A, etc.). La bobine peut \u00eatre 230 V AC monophas\u00e9, 400 V AC triphas\u00e9, 24 V DC pour les automates, voire 110 V AC. Quand l&rsquo;alimentation de la bobine est coup\u00e9e (arr\u00eat manuel, d\u00e9clenchement thermique, perte de tension), un ressort ram\u00e8ne les contacts en position ouverte et le moteur s&rsquo;arr\u00eate.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Circuit de puissance et circuit de commande : quelle diff\u00e9rence ?<\/h3>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le circuit de puissance v\u00e9hicule l&rsquo;\u00e9nergie qui alimente le moteur : tension 230 V monophas\u00e9 ou 400 V triphas\u00e9, intensit\u00e9 de quelques amp\u00e8res \u00e0 plusieurs centaines, conducteurs de section adapt\u00e9e. Le circuit de commande v\u00e9hicule des signaux logiques de pilotage : intensit\u00e9 faible (\u2264 1 A), tension r\u00e9duite ou identique au r\u00e9seau, conducteurs fins. La s\u00e9paration physique des deux circuits sur le tableau de commande, avec borniers distincts et chemins de c\u00e2bles s\u00e9par\u00e9s, am\u00e9liore la s\u00e9curit\u00e9 de maintenance et la lisibilit\u00e9 du diagnostic. Un op\u00e9rateur peut intervenir sur le circuit de commande apr\u00e8s consignation, sans avoir \u00e0 d\u00e9shabiller toute l&rsquo;installation de puissance.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Compatibilit\u00e9 entre relais thermique, contacteur et gamme<\/h3>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le relais thermique se monte directement sous le contacteur via un syst\u00e8me d&#8217;embase m\u00e9canique propre \u00e0 chaque gamme constructeur. Schneider Electric (gammes LRD, TeSys), Siemens (gammes 3RU, 3UF), ABB (TF42, T16), Legrand, Eaton, Hager, chaque fabricant a sa logique de compatibilit\u00e9. Un LRD06 Schneider se monte sous un LC1D Schneider, mais pas sous un Siemens 3RT. Toujours respecter la m\u00eame marque et v\u00e9rifier que la gamme du contacteur (puissance\/calibre) accepte la plage du relais thermique. Le code r\u00e9f\u00e9rence donne la plage d&rsquo;intensit\u00e9 r\u00e9glable (par exemple LRD06 = 1 \u00e0 1,6 A, LRD16 = 9 \u00e0 13 A, LRD32 = 23 \u00e0 32 A).<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Pourquoi un relais thermique d\u00e9clenche-t-il ? Les causes les plus fr\u00e9quentes<\/h2>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Surcharge m\u00e9canique, rotor frein\u00e9 ou couple excessif<\/h3>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La cause la plus fr\u00e9quente sur le terrain. Un roulement gripp\u00e9, une roue de pompe coinc\u00e9e par un d\u00e9bris, un compresseur soumis \u00e0 une contre-pression excessive, un convoyeur surcharg\u00e9 : la r\u00e9sistance m\u00e9canique augmente, le moteur appelle plus de courant pour fournir le couple suppl\u00e9mentaire, l&rsquo;intensit\u00e9 d\u00e9passe la valeur de r\u00e9glage et le relais finit par d\u00e9clencher. Diagnostic : d\u00e9monter et inspecter la partie m\u00e9canique (roulements, palier, organe de transmission) ; mesurer l&rsquo;intensit\u00e9 absorb\u00e9e \u00e0 vide pour valider que le moteur seul est sain ; comparer l&rsquo;intensit\u00e9 en charge \u00e0 la valeur nominale plaque pour quantifier la surcharge.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">D\u00e9faut d&rsquo;alimentation, baisse de tension ou perte de phase<\/h3>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Une baisse de tension du r\u00e9seau (sous-dimensionnement de la ligne, fluctuations en bout de r\u00e9seau rural, d\u00e9marrage simultan\u00e9 de plusieurs gros moteurs) fait appeler plus de courant au moteur pour fournir la m\u00eame puissance, P = U \u00d7 I \u00d7 \u221a3 \u00d7 cos \u03c6, donc d\u00e9clenchement thermique. Une perte de phase sur r\u00e9seau triphas\u00e9 met le moteur en monophas\u00e9 : il continue \u00e0 tourner mais avec une intensit\u00e9 doubl\u00e9e sur les deux phases restantes, ce qui le grille en quelques minutes si le relais thermique n&rsquo;intervient pas. La Biblioth\u00e8que de la maintenance (bibiomaint.com) cite la baisse de tension du r\u00e9seau et le fonctionnement sur deux phases parmi les causes typiques de d\u00e9clenchement thermique.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">D\u00e9marrage trop long, trop fr\u00e9quent ou difficile<\/h3>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le courant de d\u00e9marrage d&rsquo;un moteur \u00e0 cage est typiquement 5 \u00e0 7 fois le courant nominal pendant 0,5 \u00e0 5 secondes selon l&rsquo;inertie de la charge. Sur une charge \u00e0 forte inertie (ventilateur d&rsquo;extraction, broyeur, compresseur), le d\u00e9marrage peut s&rsquo;allonger \u00e0 10-15 secondes, un relais classe 10 d\u00e9clenche alors pr\u00e9matur\u00e9ment. Un d\u00e9marrage trop fr\u00e9quent (cycle marche-arr\u00eat court, par exemple un surpresseur d\u00e9faillant qui claque toutes les 30 secondes) cumule les pics d&rsquo;intensit\u00e9 de d\u00e9marrage, \u00e9l\u00e8ve la temp\u00e9rature moyenne du moteur et finit par d\u00e9clencher le relais. La Biblioth\u00e8que de la maintenance mentionne le d\u00e9marrage trop fr\u00e9quent comme cause classique.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Temp\u00e9rature ambiante et environnement d\u00e9favorable<\/h3>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le relais thermique est sensible \u00e0 la temp\u00e9rature ambiante : son d\u00e9clenchement est \u00e9talonn\u00e9 pour 20 \u00b0C (parfois 40 \u00b0C selon le constructeur). Au-del\u00e0, ses bilames sont d\u00e9j\u00e0 partiellement chauff\u00e9s, donc d\u00e9clenchent \u00e0 un courant inf\u00e9rieur \u00e0 la valeur de r\u00e9glage. Inversement, \u00e0 0 \u00b0C ou -10 \u00b0C en local non chauff\u00e9, il d\u00e9clenche \u00e0 un courant sup\u00e9rieur. Pour les armoires d&rsquo;ext\u00e9rieur expos\u00e9es au soleil ou les machines en zone chaude (atelier de fonderie, s\u00e9choir), choisir un relais \u00e0 compensation de temp\u00e9rature ambiante (int\u00e9gr\u00e9 sur les mod\u00e8les haut de gamme) ou ajuster la valeur de r\u00e9glage selon l&rsquo;\u00e9cart \u00e0 20 \u00b0C. Pour les moteurs autoventil\u00e9s, une ventilation insuffisante de l&rsquo;enceinte moteur produit le m\u00eame effet que la surcharge.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Cas typiques sur pompes, compresseurs et ventilateurs<\/h3>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Sur une <a href=\"https:\/\/cuve-expert.fr\/110-e-pompe-relevage\">pompe de relevage<\/a>, le d\u00e9clenchement est souvent d\u00fb \u00e0 un colmatage de la roue par des fibres ou des d\u00e9chets, ou \u00e0 un blocage du rotor par un corps \u00e9tranger. Sur un compresseur d&rsquo;air, le d\u00e9clenchement signe en g\u00e9n\u00e9ral une charge trop \u00e9lev\u00e9e (r\u00e9servoir satur\u00e9, fuite r\u00e9seau aval qui maintient le compresseur en charge), un encrassement du filtre d&rsquo;aspiration, ou un probl\u00e8me m\u00e9canique interne (clapet refoulement coinc\u00e9). Sur un ventilateur, la cause typique est l&rsquo;encrassement des pales ou de la grille (modification de l&rsquo;a\u00e9rodynamique qui augmente la puissance demand\u00e9e), ou le surd\u00e9bit li\u00e9 \u00e0 un changement de configuration aval (porte ouverte, conduite cass\u00e9e).<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Classes de d\u00e9clenchement : comment choisir entre classe 10, 20 ou 30 ?<\/h2>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">\u00c0 quoi correspond une classe de d\u00e9clenchement ?<\/h3>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La classe de d\u00e9clenchement d\u00e9finit le temps maximal au bout duquel le relais doit d\u00e9clencher pour un courant de 7,2 fois la valeur de r\u00e9glage (courant typique de d\u00e9marrage). Les classes normalis\u00e9es CEI 60947-4-1 sont : classe 10A (\u2264 2 s), classe 10 (\u2264 10 s), classe 20 (\u2264 20 s), classe 30 (\u2264 30 s). La classe 10 est la plus r\u00e9pandue, adapt\u00e9e \u00e0 80 % des applications standard. Plus la classe est \u00e9lev\u00e9e, plus le relais tol\u00e8re un d\u00e9marrage long sans d\u00e9clencher pr\u00e9matur\u00e9ment, mais moins il prot\u00e8ge vite contre une surcharge en service. Le choix se fait en fonction de l&rsquo;inertie de la charge et de la dur\u00e9e typique de d\u00e9marrage.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Quelle classe pour un moteur \u00e0 d\u00e9marrage normal ?<\/h3>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Pour un moteur \u00e0 d\u00e9marrage normal (charge l\u00e9g\u00e8re, inertie faible), pompe centrifuge sur r\u00e9seau d&rsquo;eau, ventilateur de petite taille, machine-outil, la classe 10 est le standard. Le d\u00e9marrage dure moins de 5 secondes, le relais classe 10 (d\u00e9clenchement \u2264 10 s \u00e0 7,2 \u00d7 Ie) couvre largement le pic sans d\u00e9clencher. C&rsquo;est le choix par d\u00e9faut quand aucune contrainte particuli\u00e8re n&rsquo;oriente vers une autre classe.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Quelle classe pour un d\u00e9marrage difficile ou une forte inertie ?<\/h3>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Pour les charges \u00e0 forte inertie (gros ventilateurs, broyeurs, compresseurs \u00e0 pistons, centrifugeuses), le d\u00e9marrage peut durer 10 \u00e0 25 secondes. Une classe 10 d\u00e9clencherait pendant le d\u00e9marrage normal, fausse alarme. Choisir une classe 20 pour les d\u00e9marrages de 10 \u00e0 18 secondes, une classe 30 pour les d\u00e9marrages au-del\u00e0. Attention : une classe trop \u00e9lev\u00e9e tol\u00e8re aussi des surcharges plus longues en service, ce qui peut endommager le moteur. Toujours dimensionner au juste minimum n\u00e9cessaire au d\u00e9marrage pr\u00e9vu.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Comment dimensionner et r\u00e9gler un relais thermique ?<\/h2>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Lire la plaque signal\u00e9tique du moteur<\/h3>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La plaque signal\u00e9tique du moteur, viss\u00e9e ou riv\u00e9e sur la carcasse, donne toutes les informations n\u00e9cessaires au dimensionnement. Identifiants critiques : tension nominale (par exemple 400 V \u0394 \/ 230 V Y pour un moteur triphas\u00e9 d\u00e9marrage \u00e9toile-triangle), courant nominal (Ie en amp\u00e8res pour chaque tension), puissance nominale en kW, vitesse nominale en tr\/min, facteur de puissance cos \u03c6, classe d&rsquo;isolation (B, F, H), service nominal (S1 service continu, S3 intermittent). Le courant de r\u00e9glage du relais thermique sera bas\u00e9 sur le courant nominal Ie correspondant \u00e0 la tension r\u00e9elle d&rsquo;alimentation et au mode de couplage du moteur (\u00e9toile ou triangle).<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">D\u00e9terminer l&rsquo;intensit\u00e9 nominale et la plage de r\u00e9glage<\/h3>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La r\u00e8gle g\u00e9n\u00e9rale : r\u00e9gler le relais thermique sur la valeur du courant nominal Ie indiqu\u00e9 sur la plaque, sans majoration. Le relais doit \u00eatre choisi avec une plage qui inclut Ie de pr\u00e9f\u00e9rence en milieu de plage (par exemple, pour un moteur 8 A, choisir un LRD16 plage 9-13 A serait trop haut, choisir un LRD12 plage 5-8 A serait trop juste, choisir un LRD14 plage 7-10 A est id\u00e9al). Si Ie tombe en milieu de plage, on dispose d&rsquo;une marge d&rsquo;ajustement fin selon les conditions r\u00e9elles. \u00c9vite de mettre la valeur de r\u00e9glage en bord de plage o\u00f9 la pr\u00e9cision se d\u00e9grade.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Tenir compte de la puissance, du d\u00e9marrage et de l&rsquo;environnement<\/h3>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Au-del\u00e0 du courant nominal, trois param\u00e8tres affinent le r\u00e9glage. Le service du moteur : pour un service continu (S1), r\u00e9gler \u00e0 100 % de Ie ; pour un service intermittent (S3) avec d\u00e9marrages fr\u00e9quents, v\u00e9rifier la classe et \u00e9ventuellement majorer de 5 % pour \u00e9viter les fausses alarmes. La temp\u00e9rature ambiante : \u00e0 40 \u00b0C ambiant, certains constructeurs indiquent un facteur de correction de 0,9 (r\u00e9gler \u00e0 90 % de Ie pour conserver la m\u00eame protection effective). L&rsquo;altitude au-del\u00e0 de 1 000 m : facteur de d\u00e9classement \u00e0 appliquer selon les notices constructeur. Le service alternance \u00e9toile-triangle peut imposer des relais sp\u00e9cifiques plac\u00e9s dans les phases du moteur apr\u00e8s les contacts du contacteur \u00e9toile.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Exemple concret de r\u00e9glage d&rsquo;un relais thermique moteur<\/h3>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Cas pratique : pompe centrifuge 4 kW triphas\u00e9e 400 V, plaque signal\u00e9tique Ie = 8,3 A, d\u00e9marrage direct, ambiance 25 \u00b0C, service continu. Choisir un contacteur AC-3 16 A minimum (LC1D09 Schneider ou \u00e9quivalent). Choisir un relais thermique compatible plage incluant 8,3 A : LRD14 (plage 7-10 A) ou LRD16 (plage 9-13 A). LRD14 est mieux centr\u00e9. R\u00e9gler la molette sur 8,3 A. Classe 10 par d\u00e9faut. C\u00e2bler en respectant le sens de passage des phases (de haut en bas typiquement) et brancher le 95-96 dans le circuit bobine. V\u00e9rifier au d\u00e9marrage que l&rsquo;intensit\u00e9 absorb\u00e9e pic ne d\u00e9passe pas 7 \u00d7 8,3 = 58 A pendant plus de 5 secondes.<\/p>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\">Erreurs fr\u00e9quentes de r\u00e9glage \u00e0 \u00e9viter<\/h4>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li><strong>R\u00e9gler trop haut \u00ab pour \u00e9viter les d\u00e9clenchements \u00bb<\/strong> : le moteur n&rsquo;est plus prot\u00e9g\u00e9, risque de grillage des enroulements en cas de surcharge r\u00e9elle.<\/li>\n<li><strong>R\u00e9gler trop bas par exc\u00e8s de pr\u00e9caution<\/strong> : d\u00e9clenchements intempestifs au d\u00e9marrage, immobilisation de l&rsquo;installation.<\/li>\n<li><strong>Ne pas tenir compte du couplage<\/strong> : pour un moteur 230\/400 V mont\u00e9 en triangle sur 400 V, le courant nominal n&rsquo;est pas celui de l&rsquo;\u00e9toile sur 400 V, relire la plaque attentivement.<\/li>\n<li><strong>R\u00e9utiliser un ancien relais sans recalibrer<\/strong> : les bilames vieillissent, la pr\u00e9cision se d\u00e9grade apr\u00e8s 10-15 ans d&rsquo;usage.<\/li>\n<li><strong>Confondre courant moteur et courant contacteur<\/strong> : le contacteur est dimensionn\u00e9 en amp\u00e8res (cat\u00e9gorie AC-3), c&rsquo;est sa marge ; le r\u00e9glage du relais se fait sur la valeur Ie du moteur.<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Comment choisir la bonne gamme et la bonne r\u00e9f\u00e9rence ?<\/h2>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">V\u00e9rifier la compatibilit\u00e9 avec le contacteur<\/h3>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le couple contacteur + relais thermique est rarement universel. Schneider TeSys D : LRD se monte sous LC1D. Schneider TeSys F : LRD3 sous LC1F. Siemens 3RU2 sous 3RT2. ABB TF42 sous AF09 ou AF12. Les compatibilit\u00e9s sont indiqu\u00e9es dans les catalogues constructeur. M\u00e9langer des marques peut fonctionner m\u00e9caniquement (entraxes proches) mais expose \u00e0 des d\u00e9fauts de montage et peut annuler les certifications de l&rsquo;ensemble. Toujours rester dans la m\u00eame gamme pour un montage normalis\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Choisir selon la plage d&rsquo;intensit\u00e9 et la classe<\/h3>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-table\"><table>\n<thead><tr><th>R\u00e9f\u00e9rence Schneider TeSys D<\/th><th>Plage de r\u00e9glage<\/th><th>Contacteur compatible<\/th><th>Usage typique<\/th><\/tr><\/thead>\n<tbody>\n<tr><td>LRD06<\/td><td>1 \u00e0 1,6 A<\/td><td>LC1D09 \u00e0 D38<\/td><td>Petit moteur 0,37 \u00e0 0,55 kW<\/td><\/tr>\n<tr><td>LRD10<\/td><td>4 \u00e0 6 A<\/td><td>LC1D09 \u00e0 D38<\/td><td>Pompe ou ventilateur 1,5 \u00e0 2,2 kW<\/td><\/tr>\n<tr><td>LRD14<\/td><td>7 \u00e0 10 A<\/td><td>LC1D09 \u00e0 D38<\/td><td>Pompe 3 \u00e0 4 kW<\/td><\/tr>\n<tr><td>LRD21<\/td><td>12 \u00e0 18 A<\/td><td>LC1D18 \u00e0 D38<\/td><td>Compresseur 5,5 \u00e0 7,5 kW<\/td><\/tr>\n<tr><td>LRD32<\/td><td>23 \u00e0 32 A<\/td><td>LC1D32 \u00e0 D40<\/td><td>Pompe ou ventilateur 11 \u00e0 15 kW<\/td><\/tr>\n<tr><td>LRD3361<\/td><td>55 \u00e0 70 A<\/td><td>LC1D80 \u00e0 D95<\/td><td>Compresseur ou broyeur 30 kW<\/td><\/tr>\n<\/tbody><\/table><\/figure>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Construire un tableau de s\u00e9lection par r\u00e9f\u00e9rence<\/h3>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La m\u00e9thode rapide en quatre questions : quel courant nominal moteur (Ie en A) ? Quelle classe de d\u00e9clenchement (10, 20, 30 selon la dur\u00e9e de d\u00e9marrage) ? Quelle marque de contacteur d\u00e9j\u00e0 install\u00e9e (Schneider, Siemens, ABB&#8230;) ? Quelle plage d&rsquo;intensit\u00e9 encadre le mieux Ie ? Le croisement de ces quatre crit\u00e8res dans le catalogue constructeur donne la r\u00e9f\u00e9rence unique. Pour un projet neuf, s\u00e9lectionner directement un ensemble pr\u00e9-coordonn\u00e9 par le fabricant, la garantie de protection contre les courts-circuits jusqu&rsquo;\u00e0 un certain niveau est associ\u00e9e \u00e0 cet ensemble normalis\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Installation, c\u00e2blage, test et r\u00e9armement du relais thermique<\/h2>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Bonnes pratiques d&rsquo;installation<\/h3>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le relais thermique se monte directement sous le contacteur via le syst\u00e8me de fixation propre \u00e0 la gamme : clip \u00e0 ressort, vis traversantes, ou rail DIN selon le format. Respecter le sens de passage du courant : entr\u00e9e par L1\/L2\/L3 en haut, sortie vers le moteur par T1\/T2\/T3 en bas. Connecter les conducteurs au bon couple de serrage indiqu\u00e9 par le constructeur (typiquement 0,5 \u00e0 4 Nm selon la section). L&rsquo;environnement de l&rsquo;armoire doit \u00eatre dans la plage de temp\u00e9rature admissible (souvent -25 \u00e0 +60 \u00b0C). Pour les armoires ext\u00e9rieures ou en zone chaude, pr\u00e9voir une ventilation forc\u00e9e ou un climatiseur.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Principe de c\u00e2blage avec le contacteur<\/h3>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le c\u00e2blage type d&rsquo;un d\u00e9marrage direct simple : alimentation triphas\u00e9e \u2192 fusibles aM (protection courts-circuits) \u2192 bornes L1, L2, L3 du contacteur \u2192 bornes 1, 3, 5 du relais thermique \u2192 bornes 2, 4, 6 du relais thermique \u2192 bornes T1, T2, T3 vers le moteur. Pour le circuit de commande : phase ou 24 V \u2192 arr\u00eat d&rsquo;urgence \u2192 bouton arr\u00eat \u2192 bouton marche en parall\u00e8le avec contact d&rsquo;auto-maintien 13-14 du contacteur \u2192 contact NF 95-96 du relais thermique \u2192 bobine A1-A2 du contacteur \u2192 neutre. Le contact NO 97-98 du relais peut piloter une signalisation d\u00e9port\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Comment tester le fonctionnement et le d\u00e9clenchement<\/h3>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Test de d\u00e9clenchement manuel : la plupart des relais thermiques disposent d&rsquo;un bouton \u00ab Test \u00bb qui simule m\u00e9caniquement le d\u00e9clenchement par pouss\u00e9e, le contact 95-96 s&rsquo;ouvre, le contacteur l\u00e2che, le moteur s&rsquo;arr\u00eate, le voyant rouge ou drapeau d&rsquo;\u00e9tat appara\u00eet. Test fonctionnel par mesure : pince amp\u00e8rem\u00e9trique sur une phase moteur en service, comparer l&rsquo;intensit\u00e9 r\u00e9elle \u00e0 la valeur de r\u00e9glage, observer le d\u00e9clenchement apr\u00e8s quelques minutes si on force la surcharge artificielle (r\u00e9duction de la tension ou ajout de charge). Test sans d\u00e9montage : appuyer sur la touche \u00ab test \u00bb mensuellement pour v\u00e9rifier que le m\u00e9canisme reste libre.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">R\u00e9armement manuel ou automatique : que choisir ?<\/h3>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le r\u00e9armement manuel oblige un op\u00e9rateur \u00e0 appuyer sur un bouton (\u00ab Reset \u00bb sur le relais lui-m\u00eame ou bouton d\u00e9port\u00e9 en fa\u00e7ade d&rsquo;armoire) pour r\u00e9enclencher le contact 95-96 apr\u00e8s un d\u00e9clenchement. Avantage : l&rsquo;incident est obligatoirement constat\u00e9 et diagnostiqu\u00e9 avant relance. Inconv\u00e9nient : n\u00e9cessite la pr\u00e9sence humaine, peut allonger l&rsquo;arr\u00eat d&rsquo;une installation \u00e0 process critique. Le r\u00e9armement automatique r\u00e9enclenche le contact d\u00e8s que les bilames ont refroidi (1 \u00e0 5 minutes), ce qui relance le moteur sans intervention. Il est interdit pour les moteurs command\u00e9s \u00e0 distance dont un red\u00e9marrage spontan\u00e9 poserait risque (machine non gard\u00e9e). En g\u00e9n\u00e9ral, pr\u00e9f\u00e9rer le r\u00e9armement manuel par d\u00e9faut.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Diagnostic et d\u00e9pannage : que faire quand le relais thermique d\u00e9clenche ?<\/h2>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">V\u00e9rifier le r\u00e9glage et l&rsquo;intensit\u00e9 r\u00e9elle<\/h3>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Premi\u00e8re v\u00e9rification : le r\u00e9glage est-il coh\u00e9rent avec la plaque moteur ? Comparer la molette du relais \u00e0 la valeur Ie. Mesurer l&rsquo;intensit\u00e9 r\u00e9elle \u00e0 la pince amp\u00e8rem\u00e9trique sur les trois phases moteur en fonctionnement nominal. Si l&rsquo;intensit\u00e9 d\u00e9passe la valeur de r\u00e9glage, c&rsquo;est une surcharge r\u00e9elle \u00e0 investiguer c\u00f4t\u00e9 charge m\u00e9canique ou alimentation. Si l&rsquo;intensit\u00e9 est inf\u00e9rieure mais le relais d\u00e9clenche quand m\u00eame, le relais lui-m\u00eame peut \u00eatre d\u00e9faillant (vieillissement, choc, contact interne d\u00e9grad\u00e9), remplacement par un mod\u00e8le identique.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Contr\u00f4ler l&rsquo;alimentation et l&rsquo;\u00e9quilibrage des phases<\/h3>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Mesurer la tension entre phases (L1-L2, L2-L3, L1-L3), elles doivent \u00eatre \u00e9gales \u00e0 \u00b12 % pr\u00e8s. Un d\u00e9s\u00e9quilibre de tension sup\u00e9rieur \u00e0 5 % cr\u00e9e un d\u00e9s\u00e9quilibre de courant 6 \u00e0 10 fois sup\u00e9rieur dans le moteur, ce qui le surcharge fortement. V\u00e9rifier la continuit\u00e9 des fusibles aM : un fusible fondu provoque la perte d&rsquo;une phase, le moteur tourne en monophas\u00e9 et appelle 1,7 fois plus de courant sur les deux phases restantes. V\u00e9rifier les serrages des bornes : un mauvais contact cr\u00e9e une chute de tension localis\u00e9e et un \u00e9chauffement.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Rechercher une surcharge m\u00e9canique ou un blocage<\/h3>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">D\u00e9saccoupler la charge m\u00e9canique de l&rsquo;arbre moteur (d\u00e9poser la courroie de transmission, d\u00e9connecter le pompe de son arbre, lib\u00e9rer le ventilateur). D\u00e9marrer le moteur seul et mesurer l&rsquo;intensit\u00e9 \u00e0 vide : elle doit valoir 25 \u00e0 40 % de la valeur nominale plaque pour un moteur sain. Si l&rsquo;intensit\u00e9 \u00e0 vide est anormalement \u00e9lev\u00e9e, le moteur lui-m\u00eame a un probl\u00e8me (roulements gripp\u00e9s, d\u00e9faut entrefer, d\u00e9s\u00e9quilibre rotor). Si l&rsquo;intensit\u00e9 \u00e0 vide est correcte mais devient excessive en charge, c&rsquo;est la partie entra\u00een\u00e9e qui est en cause : pompe colmat\u00e9e, compresseur en surcharge, ventilateur frein\u00e9 par d\u00e9p\u00f4ts.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Quand suspecter les enroulements du moteur ?<\/h3>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Les d\u00e9fauts d&rsquo;enroulement (court-circuit entre spires, fuite \u00e0 la masse, d\u00e9s\u00e9quilibre entre phases) augmentent l&rsquo;intensit\u00e9 absorb\u00e9e et provoquent des d\u00e9clenchements thermiques m\u00eame \u00e0 charge normale. Tests : mesure de la r\u00e9sistance d&rsquo;isolement entre chaque phase et la masse (m\u00e9gohmm\u00e8tre 500 V CC, valeur attendue >100 M\u03a9 ; sous 1 M\u03a9, d\u00e9faut isolement \u00e0 diagnostiquer ; sous 0,1 M\u03a9, fuite franche \u00e0 r\u00e9parer). Mesure de la r\u00e9sistance ohmique entre phases : les trois valeurs doivent \u00eatre identiques \u00e0 \u00b15 % pr\u00e8s. En cas de d\u00e9s\u00e9quilibre sup\u00e9rieur \u00e0 10 %, court-circuit entre spires probable, intervention \u00e9lectricien moteur.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Relais thermique, disjoncteur moteur, fusibles, relais \u00e9lectronique : quelles diff\u00e9rences ?<\/h2>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Le relais thermique face au disjoncteur moteur<\/h3>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le disjoncteur moteur (mod\u00e8le GV2 Schneider, 3RV Siemens, MS165 ABB) int\u00e8gre dans un seul appareil les trois fonctions : d\u00e9clencheur thermique pour les surcharges, d\u00e9clencheur magn\u00e9tique pour les courts-circuits, sectionnement avec coupure visible. Il remplace donc l&rsquo;ensemble fusibles + relais thermique pour les petites puissances. Avantages : montage compact, \u00e9conomie d&rsquo;espace dans l&rsquo;armoire, raccordement simplifi\u00e9. Inconv\u00e9nients : moins flexible (la classe de d\u00e9clenchement est fig\u00e9e par mod\u00e8le), co\u00fbt plus \u00e9lev\u00e9 qu&rsquo;un fusible + relais s\u00e9par\u00e9s au-del\u00e0 de 30 kW. La r\u00e8gle terrain : disjoncteur moteur jusqu&rsquo;\u00e0 22 kW environ, ensemble fusibles + contacteur + relais thermique pour les puissances sup\u00e9rieures.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Le r\u00f4le compl\u00e9mentaire des fusibles<\/h3>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Les fusibles \u00ab accompagnement moteur \u00bb de type aM prot\u00e8gent uniquement contre les courts-circuits (intensit\u00e9s tr\u00e8s \u00e9lev\u00e9es) et tol\u00e8rent largement les pointes de d\u00e9marrage. Leur calibre est dimensionn\u00e9 selon le courant nominal moteur et la classe (typiquement 1,6 \u00e0 4 fois Ie selon les tables constructeur). Ils ne prot\u00e8gent pas contre les surcharges, c&rsquo;est le r\u00f4le du relais thermique plac\u00e9 en aval. La coh\u00e9rence de l&rsquo;ensemble est garantie par les coordonn\u00e9es de protection \u00ab type 1 \u00bb ou \u00ab type 2 \u00bb fournies par le constructeur.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Quand pr\u00e9f\u00e9rer un relais \u00e9lectronique ?<\/h3>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Les relais thermiques \u00e9lectroniques (LRD3 \u00e9lectronique Schneider, 3RB30 Siemens) int\u00e8grent un microcontr\u00f4leur qui simule la courbe thermique d&rsquo;un moteur r\u00e9el et compense la temp\u00e9rature ambiante. Avantages : pr\u00e9cision sup\u00e9rieure (5-10 % contre 15-20 % pour le bilame m\u00e9canique), absence de d\u00e9rive avec l&rsquo;\u00e2ge, fonctionnalit\u00e9s \u00e9tendues (signalisation d\u00e9port\u00e9e, communication bus de terrain Modbus\/Profibus, journal d&rsquo;\u00e9v\u00e9nements), plage d&rsquo;intensit\u00e9 plus \u00e9tendue. Le surco\u00fbt est de 30-80 % par rapport \u00e0 un bilame m\u00e9canique \u00e9quivalent. Justifi\u00e9 pour les installations critiques, les machines connect\u00e9es \u00e0 un syst\u00e8me de supervision, ou les cas o\u00f9 la pr\u00e9cision de protection est primordiale.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">FAQ sur le relais thermique<\/h2>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Comment r\u00e9gler un relais thermique sur un moteur ?<\/h3>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Lire le courant nominal Ie sur la plaque signal\u00e9tique du moteur (en tenant compte de la tension r\u00e9elle et du couplage), choisir un relais dont la plage encadre Ie en milieu de plage, r\u00e9gler la molette sur la valeur Ie. Pour service continu en ambiance 20-25 \u00b0C, pas de majoration. Pour ambiance chaude (>40 \u00b0C) ou d\u00e9marrage long, ajuster selon les abaques du constructeur.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Pourquoi le relais thermique d\u00e9clenche-t-il au d\u00e9marrage ?<\/h3>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Trois causes : classe de d\u00e9clenchement trop basse pour un d\u00e9marrage long (passer de classe 10 \u00e0 20 ou 30), r\u00e9glage trop bas (r\u00e9gler exactement sur Ie plaque, pas en dessous), ou d\u00e9marrage anormalement long d\u00fb \u00e0 une charge m\u00e9canique frein\u00e9e (v\u00e9rifier la cin\u00e9matique). Un d\u00e9marrage classique dure 2 \u00e0 5 secondes ; au-del\u00e0 de 10 secondes, suspecter une charge anormale.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Le relais thermique prot\u00e8ge-t-il contre les courts-circuits ?<\/h3>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Non. Le relais thermique prot\u00e8ge uniquement contre les surcharges lentes (intensit\u00e9s mod\u00e9r\u00e9ment sup\u00e9rieures \u00e0 la valeur nominale, sur des dur\u00e9es de quelques secondes \u00e0 quelques minutes). Les courts-circuits (intensit\u00e9s tr\u00e8s \u00e9lev\u00e9es en quelques millisecondes) sont coup\u00e9s par les fusibles aM en amont, ou par le d\u00e9clencheur magn\u00e9tique d&rsquo;un disjoncteur moteur int\u00e9gr\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Quelle classe choisir pour un compresseur ou un ventilateur ?<\/h3>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Les compresseurs \u00e0 pistons et les gros ventilateurs ont un d\u00e9marrage long en raison de leur inertie : choisir classe 20 voire 30 selon la dur\u00e9e. Mesurer le temps r\u00e9el de d\u00e9marrage \u00e0 la pince amp\u00e8rem\u00e9trique (la pointe d&rsquo;intensit\u00e9 revient \u00e0 valeur nominale en X secondes) et choisir la classe juste au-dessus. Surdimensionner la classe augmente la tol\u00e9rance aux surcharges en service, ce qui peut endommager le moteur, ne pas exag\u00e9rer.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Comment v\u00e9rifier la compatibilit\u00e9 avec un contacteur ?<\/h3>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Consulter le catalogue du constructeur du contacteur : chaque famille (LC1D Schneider, 3RT Siemens, AF ABB, etc.) a sa gamme de relais thermiques compatibles avec les r\u00e9f\u00e9rences associ\u00e9es. M\u00e9caniquement, le relais doit clipser ou se visser exactement sous le contacteur. \u00c9lectriquement, les bornes T1\/T2\/T3 sortie contacteur correspondent aux bornes 1\/3\/5 entr\u00e9e relais thermique. M\u00eames marques, m\u00eame gamme : c&rsquo;est la r\u00e8gle.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Sources, tableaux pratiques et \u00e9l\u00e9ments visuels \u00e0 int\u00e9grer<\/h2>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Sources factuelles \u00e0 citer dans l&rsquo;article<\/h3>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Les donn\u00e9es techniques de cet article s&rsquo;appuient sur la norme CEI 60947-4-1 (appareils de connexion et de coupure basse tension), les notices fabricants Schneider Electric (TeSys D et TeSys F), Siemens (3RU2 et 3RB30) et ABB (TF42, T16). Les causes de d\u00e9clenchement sont synth\u00e9tis\u00e9es d&rsquo;apr\u00e8s la Biblioth\u00e8que de la maintenance (bibiomaint.com), notamment les rubriques baisse de tension du r\u00e9seau, fonctionnement sur deux phases et d\u00e9marrage trop fr\u00e9quent. Les classes de d\u00e9clenchement et leur dur\u00e9e sont issues de la norme CEI pr\u00e9cit\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Tableaux SEO utiles pour le lecteur<\/h3>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le tableau de s\u00e9lection rapide par puissance moteur, intensit\u00e9 nominale et r\u00e9f\u00e9rence relais permet \u00e0 un installateur de choisir directement la bonne pi\u00e8ce sans consulter dix pages de catalogue. Le tableau des classes (10, 20, 30) avec leur usage typique (d\u00e9marrage normal, d\u00e9marrage long, d\u00e9marrage tr\u00e8s long) facilite la d\u00e9cision selon l&rsquo;application. Le tableau des causes de d\u00e9clenchement courantes avec leur diagnostic et leur action corrective sert de guide de d\u00e9pannage rapide pour la maintenance.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Sch\u00e9mas et visuels recommand\u00e9s<\/h3>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Trois \u00e9l\u00e9ments visuels am\u00e9liorent la compr\u00e9hension. Premier : un sch\u00e9ma de principe diff\u00e9renciant clairement le circuit de puissance (en gros traits, avec L1\/L2\/L3) et le circuit de commande (en traits fins, avec les contacts auxiliaires 95-96, 13-14, A1-A2). Deuxi\u00e8me : une vue \u00e9clat\u00e9e du relais thermique montrant les bilames, la r\u00e9sistance chauffante, le m\u00e9canisme de d\u00e9clenchement \u00e0 ressort, le contact de sortie. Troisi\u00e8me : la courbe de d\u00e9clenchement \u00ab inverse-temps \u00bb comparant les classes 10, 20 et 30 sur un graphique I\/Ie en abscisse et temps en ordonn\u00e9e.<\/p>\n\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Un moteur de pompe immerg\u00e9e qui d\u00e9clenche son protecteur toutes les heures, un compresseur d&rsquo;atelier qui chauffe et coupe, un ventilateur industriel qui claque sa s\u00e9curit\u00e9 au d\u00e9marrage : derri\u00e8re chacun de ces incidents se cache un relais thermique mal r\u00e9gl\u00e9, sous-dimensionn\u00e9, ou, plus grave, absent du tableau de commande. 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