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Pompe à eau immergée : guide choix, prix & installation

Un puits qui débite à plein seau le matin et plus rien à 14 h, un forage de 60 m dont la pompe rend l’âme après douze ans, une cuve de récupération d’eau de pluie qui doit alimenter le potager et la maison : le choix d’une pompe immergée se joue sur cinq paramètres techniques rarement bien expliqués dans les fiches produit. Débit nominal, hauteur manométrique, diamètre extérieur, profondeur d’immersion et compatibilité électrique conditionnent la fiabilité de l’installation autant que sa durée de vie. Ce guide reprend la méthode utilisée par les installateurs, croise les normes constructeur et donne les fourchettes de prix concrètes selon les usages.

Pompe à eau immergée : comparatif 2026 pour choisir le bon modèle

Comparatif mis à jour : comment lire ce guide

Trois grandes familles de pompes immergées couvrent l’intégralité des besoins résidentiels et agricoles. La pompe de puits classique, en acier inoxydable, profil court, capable de descendre à 20-30 mètres et de pousser l’eau vers une habitation ou un système d’arrosage. La pompe de forage longue et fine, conçue pour entrer dans des tubages de 4 pouces (100 mm) et fonctionner à des profondeurs allant jusqu’à 150 m. La pompe vide-cuve ou pompe d’épuisement, prévue pour pomper directement dans une citerne de récupération d’eau de pluie ou un réservoir tampon, avec un encombrement réduit et un démarrage par flotteur intégré. Chaque famille répond à un cahier des charges précis qu’il faut établir avant de comparer les modèles.

Les 5 critères qui font vraiment la différence

  • Débit nominal exprimé en litres par minute (L/min) ou mètres cubes par heure (m³/h) à un point de fonctionnement précis. Un débit annoncé à 0 mètre de hauteur ne reflète pas l’usage réel.
  • Hauteur manométrique totale (HMT) en mètres : la somme de la profondeur d’aspiration, de la hauteur de refoulement et des pertes de charge.
  • Diamètre extérieur de la pompe en pouces (3″, 4″, 6″) qui doit laisser au moins 10 mm de jeu avec le tubage du forage.
  • Profondeur de pose et profondeur maximale d’immersion supportée par le moteur, souvent 20 m sous le niveau d’eau dynamique.
  • Alimentation électrique monophasée 230 V (la majorité des installations résidentielles) ou triphasée 400 V (puissances supérieures à 2 kW, fermes et bâtiments agricoles).

Les critères essentiels pour choisir une pompe immergée

Débit nominal en litres : combien faut-il vraiment

Le débit utile dépend des usages simultanés. Un robinet de cuisine consomme 6 à 12 L/min, une douche moderne 8 à 15 L/min, un arrosage automatique de jardin 10 à 30 L/min selon le nombre de zones, un remplissage de piscine entre 30 et 80 L/min selon la taille du tuyau. Pour une maison standard de 4 personnes avec deux salles de bains, dimensionner sur 25 à 40 L/min suffit largement, soit 1,5 à 2,4 m³/h. Une exploitation agricole avec abreuvoir et nettoyage de stabulation demande plutôt 60 à 120 L/min. Choisir une pompe surdimensionnée ne sert à rien : son rendement chute hors du point de fonctionnement, elle s’use plus vite et consomme inutilement.

Pression en bar et hauteur de refoulement

La pression utile en sortie de la pompe se calcule à partir de la hauteur géométrique entre le niveau d’eau dans le puits et le point d’utilisation, augmentée des pertes de charge dans la canalisation et des pertes ponctuelles aux raccords. Règle pratique : 1 bar correspond à 10 mètres de colonne d’eau. Pour alimenter une maison à pression confortable de 3 bars depuis un puits dont le niveau dynamique est à 25 mètres sous le sol, il faut donc une HMT minimale de 25 + 30 + pertes de charge, soit environ 60 mètres. La courbe constructeur indique le débit obtenu à cette HMT précise, c’est cette valeur qu’il faut comparer aux besoins, pas le débit maxi à 0 m.

Diamètre du puits ou du forage : 3, 4 pouces et plus

Le diamètre intérieur du tubage conditionne le format de pompe possible. Un forage en 4 pouces (100 mm intérieur après tubage) accepte une pompe de 3,5″ maximum, soit 90 mm de diamètre extérieur, qui laisse 10 mm de jeu pour le passage du câble électrique et de la corde de sécurité. Un puits maçonné ancien de 80 cm de diamètre accepte n’importe quelle pompe résidentielle. Un forage en 6 pouces (150 mm) ouvre l’accès à des pompes plus puissantes. Toujours vérifier la cote intérieure réelle du tubage à plusieurs profondeurs avant l’achat, un coude ou un défaut peut empêcher le passage en bas. Une pompe coincée à mi-course coûte des milliers d’euros à récupérer.

Profondeur de pose : la règle de sécurité des 10 m

La pompe immergée doit toujours rester sous le niveau dynamique de l’eau (niveau atteint pendant le pompage, plus bas que le niveau statique). Pour absorber les variations saisonnières et garantir une marge de sécurité, la règle constructeur prévoit la pompe au moins 5 mètres sous le niveau dynamique, idéalement 10 mètres pour les forages à débit limite. À l’inverse, la pompe ne doit jamais reposer sur le fond, laisser au minimum 1 mètre entre le bas de la pompe et le fond pour éviter l’aspiration de sable et de boue qui usent les turbines en quelques mois. La profondeur maximale d’immersion supportée par le moteur (20 à 30 m sous le niveau d’eau selon les modèles) ne doit jamais être dépassée sans risque de défaillance d’étanchéité.

Motorisation, moteur et matériau inox

Les pompes immergées de qualité utilisent un moteur asynchrone refroidi par l’eau qui les entoure, équipé d’une étanchéité par joint mécanique en carbure de silicium. Le corps de pompe en acier inoxydable 304 ou 316L résiste à la corrosion sur 15 à 25 ans en eau peu agressive. Les versions économiques en fonte ou en acier zingué tiennent 5 à 10 ans selon la qualité de l’eau. Sur eau acide (pH inférieur à 6,5), eau salée ou eau ferrugineuse, l’inox 316L devient indispensable. Le câble d’alimentation est généralement vendu séparément et doit être homologué pour usage immergé permanent (gaine néoprène ou caoutchouc renforcé), avec une section adaptée à la longueur (2,5 mm² jusqu’à 50 m, 4 mm² au-delà pour les pompes monophasées).

Voir aussi :   Pompe à eau : guide de choix, comparatif & conseils d'achat

Pompe immergée pour puits, forage ou cuve : quelle option selon votre usage

Pompe immergée pour puits traditionnel

Les puits maçonnés anciens (60 à 120 cm de diamètre, 5 à 15 mètres de profondeur) accueillent des pompes immergées multicellulaires en format compact. Pour un puits de 8 m profondeur avec maison à 30 m de distance, une pompe à 4-6 cellules délivrant 50 à 80 L/min à 35 m de HMT couvre largement l’usage domestique. Le câble traverse une crépine d’aspiration ou descend simplement le long du tuyau de refoulement. Sur les puits sensibles à l’envasement, prévoir un flotteur de sécurité qui coupe la pompe quand le niveau descend dangereusement. Une solution surpresseur en surface peut compléter le dispositif quand la pression à la maison reste insuffisante.

Pompe de forage pour grande profondeur

Les forages modernes en 4″ ou 6″ descendent à 30, 60, parfois 150 mètres pour atteindre une nappe phréatique productive. Les pompes correspondantes ont un format allongé (60 à 150 cm), un diamètre normalisé en 3,5″ ou 5″, et un nombre de cellules adapté à la HMT requise. Pour 60 mètres de profondeur dynamique et alimentation maison à 3 bars, compter 8 à 12 cellules selon le débit visé. La descente se fait avec une corde de sécurité en inox, un câble électrique scellé tous les 3 m au tuyau, et un sondeur de niveau pour les installations professionnelles. Le coffret de commande en surface gère le démarrage progressif, la protection thermique et la coupure manque d’eau.

Pompe immergée pour cuve, citerne ou récupération d’eau

Sur cuve enterrée de récupération d’eau de pluie ou citerne tampon, une pompe immergée à corps réduit avec flotteur de niveau intégré simplifie l’installation. Elle se pose directement au fond, démarre quand un robinet ouvre et s’arrête quand la cuve se vide en dessous d’un seuil de sécurité. Capacité courante : 30 à 80 L/min, HMT 25 à 50 m, suffisant pour arrosage et toilettes. Les cuves de stockage eau à partir de 1 500 L permettent ce type d’installation. La compatibilité avec l’eau de pluie (parfois acide, chargée en feuilles) impose un filtre amont et un corps de pompe inox.

Verdict : quelle solution selon votre profil

ProfilConfigurationType de pompeDébit / HMT
Maison + puits 8 m4 personnes, jardin 500 m²Immergée puits 4″60 L/min / 40 m
Maison + forage 50 m4 personnes, sans arrosageForage 3,5″ 8 cellules50 L/min / 70 m
Ferme + forage 80 mBétail + irrigationForage 4″ 12 cellules tri120 L/min / 100 m
Cuve eau de pluie 5 m³Arrosage + WCVide-cuve flotteur40 L/min / 30 m
Cuve enterrée 10 m³Maison complèteVide-cuve + surpresseur50 L/min / 45 m

Monophasé ou triphasé : quelle alimentation choisir

Avantages et limites d’une pompe immergée monophasé

L’alimentation monophasée 230 V correspond au courant domestique standard. Toute installation résidentielle classique en dispose, ce qui dispense de raccordement spécifique. Les pompes monophasées intègrent un condensateur de démarrage qui peut se remplacer en quelques minutes en cas de panne (pièce 15 à 30 €), contrairement aux moteurs triphasés où la réparation passe par un atelier spécialisé. Limite principale : la puissance maximale viable plafonne autour de 1,5 à 2,2 kW selon les modèles, soit environ 4 à 5 m³/h à 60 m de HMT. Au-delà, le démarrage devient instable et le couple insuffisant.

Avantages et limites d’une pompe immergée triphasé

Le triphasé 400 V s’impose dès que la puissance dépasse 2,2 kW. Les pompes triphasées démarrent plus en douceur (couple linéaire), consomment légèrement moins à puissance équivalente et durent plus longtemps grâce à un moteur plus simple sans condensateur. Le coffret de commande peut intégrer un variateur de fréquence qui ajuste le débit à la demande, économisant 20 à 40 % d’énergie sur une exploitation à usage variable. Limite : nécessité d’un abonnement triphasé chez l’opérateur d’électricité, plus cher que le monophasé classique. Le raccordement triphasé d’origine se trouve sur les fermes, les bâtiments artisanaux et certaines maisons rurales, à vérifier sur le tableau électrique avant de choisir.

Quel choix pour une maison, un forage profond ou un usage intensif

Pour une maison avec puits ou forage de moins de 60 mètres et débit inférieur à 50 L/min, le monophasé reste le bon choix : installation simple, dépannage facile, prix d’achat 20 à 30 % plus bas. Pour un forage de plus de 80 mètres avec besoin de débit élevé (irrigation, ferme), le triphasé devient incontournable et l’investissement initial supplémentaire est compensé par la durée de vie et l’économie d’énergie. Sur les très gros débits (plus de 10 m³/h) ou les cycles intensifs, seul le triphasé tient la cadence.

Tableau comparatif des modèles : débit, pression, diamètre, profondeur et prix

Comment lire le tableau comparatif

Trois colonnes orientent le choix avant tout. Le débit nominal lu à la HMT cible (pas le débit max à 0 m) indique si la pompe couvre les besoins. Le diamètre extérieur conditionne la compatibilité avec le tubage existant. La profondeur d’immersion maximale fixe la limite haute d’utilisation. Le prix indiqué est celui du modèle nu, sans coffret, câble immergé ni accessoires de descente, ces éléments représentent souvent 30 à 50 % du budget total.

Modèle typeDiamètreDébit maxHMT maxPrix indicatif
Pompe puits 4″ mono 0,75 kW98 mm50 L/min50 m250 à 450 €
Pompe puits 4″ mono 1,1 kW98 mm80 L/min65 m400 à 700 €
Pompe forage 3,5″ mono 1,5 kW89 mm60 L/min90 m600 à 1 100 €
Pompe forage 4″ tri 2,2 kW98 mm120 L/min110 m900 à 1 600 €
Pompe vide-cuve flotteur180 mm200 L/min10 m120 à 350 €
Pompe vide-cuve récupération120 mm60 L/min40 m200 à 500 €

Les modèles les plus adaptés selon vos besoins

Pour une maison de 4 personnes sur puits classique, viser 0,75 à 1,1 kW monophasé en inox 304, autour de 350-500 €. Pour un forage profond entre 50 et 80 mètres, choisir un format 3,5 pouces 1,1 à 1,5 kW à 8-10 cellules, budget 600 à 1 100 €. Pour une exploitation agricole avec besoins de 5 à 10 m³/h, basculer en triphasé 4″ 2,2 à 4 kW. Pour la récupération d’eau de pluie en cuve enterrée, une pompe vide-cuve dédiée à 250-400 € avec flotteur de protection manque d’eau couvre les besoins arrosage et sanitaires.

Voir aussi :   Réglage pression pompe à eau : méthode surpresseur & pressostat

Quel prix pour une pompe à eau immergée : fourchettes et rapport qualité-prix

Prix par type de pompe immergée

Les pompes immergées résidentielles s’achètent entre 200 € pour un modèle vide-cuve d’entrée de gamme et 2 500 € pour un forage triphasé professionnel. La fourchette typique pour une maison se situe entre 400 et 900 € hors accessoires. Le coffret de protection avec disjoncteur magnéto-thermique, protection manque d’eau et démarreur progressif coûte entre 80 et 350 € selon les fonctions. Le câble immergé homologué représente 4 à 8 € le mètre en 3G2,5 mm². Une corde de sécurité inox 6 mm tourne autour de 2 € le mètre. Pour une descente complète à 60 m, prévoir 600 à 800 € d’accessoires en plus du prix de la pompe.

Ce qui fait monter ou baisser le budget

  • Le matériau du corps : fonte (économique, 5-10 ans), inox 304 (moyen, 15-20 ans), inox 316L (haut de gamme, 25 ans).
  • Le nombre de cellules : à débit équivalent, plus de cellules permet une HMT plus élevée mais coûte plus cher.
  • Le constructeur : marques européennes premium (Grundfos, Lowara, DAB, Pedrollo), milieu de gamme (Calpeda, Wilo) ou marques asiatiques d’entrée de gamme (économies de 30 à 50 % mais SAV souvent inexistant).
  • Le coffret intégré ou séparé : un coffret avec variateur de fréquence ajoute 200 à 500 € mais fait économiser 20-40 % d’énergie sur la durée.
  • L’inclusion ou non du câble et des accessoires de descente.

Notre avis sur le meilleur rapport qualité-prix

Pour une utilisation domestique standard (puits ou forage de moins de 60 m), un modèle inox 304 monophasé entre 500 et 800 € chez un constructeur européen reconnu offre le meilleur compromis. La durée de vie attendue dépasse 15 ans avec un entretien simple (vérification annuelle du clapet, nettoyage de la crépine). Sur les forages de plus de 80 m ou les usages agricoles, la prime au triphasé en inox 316L se rentabilise sur la fiabilité et l’économie d’énergie. À l’inverse, les pompes premier prix sous 250 € sont à réserver à des usages occasionnels (arrosage saisonnier de jardin), leur durée de vie en service permanent reste limitée.

Installation d’une pompe immergée : coffret, câble, tuyau et sécurité

Les éléments indispensables pour une installation fiable

  • Le tuyau de refoulement, généralement en polyéthylène haute densité (PEHD) 25, 32 ou 40 mm selon le débit, posé en couronne ou en barres droites assemblées par raccords compression.
  • Une corde de sécurité en inox 316L (5 à 8 mm de diamètre), reliée à la pompe et fixée en surface, c’est elle qui supportera le poids en cas de rupture du tuyau lors d’une remontée.
  • Le câble électrique immergé, scellé tous les 3 m au tuyau par des colliers plastiques ou des feuillards spécifiques, jamais épissé sous l’eau.
  • Un coffret de commande en surface incluant disjoncteur, protection thermique, protection manque d’eau (sonde ou flotteur) et démarrage progressif.
  • Un clapet anti-retour intégré à la pompe ou monté immédiatement au-dessus, évitant le retour de l’eau dans le forage à l’arrêt.
  • Un manomètre et un pressostat sur le circuit de refoulement, généralement en surface dans le local technique.
  • Un réservoir à vessie de 50 à 200 litres pour absorber les démarrages et limiter la fréquence de cyclage.

Les erreurs à éviter avant la mise en service

L’erreur la plus fréquente consiste à descendre la pompe sans corde de sécurité, en se reposant sur le tuyau de refoulement. À la moindre fuite ou rupture du raccord, la pompe tombe au fond du forage et coince, récupération à 800 à 2 000 € si elle reste possible. Deuxième erreur : utiliser un câble électrique standard non homologué immergé, qui se dégrade en quelques mois et provoque un court-circuit. Troisième : démarrer la pompe à sec pour vérifier qu’elle fonctionne, le moteur grille en moins de deux minutes faute de refroidissement. Toujours immerger la pompe dans une bassine d’eau pour le test préalable, ou ne tester qu’après descente complète.

Quand choisir un kit prêt à l’emploi

Les kits préassemblés (pompe + câble + tuyau + coffret + accessoires) coûtent 10 à 20 % de plus que l’achat séparé mais garantissent la compatibilité des composants et simplifient l’achat. Idéal pour un premier équipement, une rénovation, ou une réinstallation après panne identique. Limite : le tuyau livré dans le kit fait souvent 30 ou 40 mètres, à compléter pour les forages plus profonds. Le câble immergé livré peut être un peu juste en section pour les longueurs supérieures à 50 m, vérifier la cote avant la commande. Pour les configurations atypiques (eau acide, forage très étroit, usage triphasé), l’achat à la carte reste préférable.

Retours d’expérience : ce que les utilisateurs regardent vraiment avant d’acheter

Les points de satisfaction les plus fréquents

Sur les forums et les avis vérifiés, trois critères ressortent en tête de satisfaction. Le silence de fonctionnement : une pompe immergée correctement installée ne s’entend pratiquement pas en surface, contrairement aux pompes de surface bruyantes. La fiabilité dans le temps : les modèles inox de marques reconnues passent souvent 15 à 20 ans sans intervention. La régularité de la pression : un système immergé avec ballon de 100 litres et pressostat fournit une pression stable à toute la maison sans à-coups. Les utilisateurs apprécient également la facilité d’installation des modèles plug-and-play livrés en kit avec câble et coffret.

Voir aussi :   Eau dans le vide sanitaire et nappe phréatique : causes, risques, diagnostic et solutions durables

Les problèmes rencontrés avant ou après l’installation

  • Erreur de dimensionnement : pompe trop puissante qui assèche le forage en 30 minutes faute de débit de la nappe.
  • Aspiration de sable qui use les cellules en quelques mois, pose trop basse, manque de crépine.
  • Câble immergé déjà fatigué qui claque après 3-4 ans de service, démontage de toute l’installation pour remplacer.
  • Pressostat mal réglé qui fait cycler la pompe toutes les 30 secondes, multiplie l’usure et explose la consommation.
  • Clapet anti-retour défaillant qui vide le tuyau de refoulement à chaque arrêt et oblige la pompe à reréamorcer.
  • Coffret sans protection manque d’eau qui laisse la pompe tourner à sec quand le niveau baisse, moteur grillé en quelques heures.

Notre verdict : quelle pompe immergée choisir selon vos besoins

Le meilleur choix pour un puits

Sur puits maçonné de 60-120 cm de diamètre et 5-15 m de profondeur, viser une pompe inox 4 pouces 0,75 à 1,1 kW monophasée à 6-8 cellules, débit 50-80 L/min à 40 m de HMT. Budget 400 à 700 € pompe nue, 700 à 1 200 € en kit complet. Compléter par un coffret avec protection manque d’eau et un ballon à vessie de 100 litres pour la régulation. La descente s’opère par tuyau PEHD 25 ou 32 mm avec corde inox 6 mm. Cette configuration alimente sans souci une maison de 4 personnes plus un jardin de 500 m².

Le meilleur choix pour un forage profond

Sur forage 4 pouces de 50 à 80 m de profondeur, choisir un format 3,5″ longueur 80-100 cm, 1,1 à 1,5 kW monophasé à 10-12 cellules, débit 50-70 L/min à 70-80 m de HMT. Inox 304 minimum, 316L sur eau acide. Budget 700 à 1 200 € pompe nue. Toujours associer à un coffret avec démarreur progressif et protection manque d’eau, plus une corde inox 8 mm pour la sécurité. Le câble immergé sera en 3G2,5 mm² jusqu’à 60 m, au-delà passer en 3G4 mm² pour limiter la chute de tension.

Le meilleur choix pour une cuve ou l’arrosage

Pour vider une cuve de récupération d’eau de pluie ou alimenter un système d’arrosage depuis une citerne, une pompe vide-cuve dédiée 0,5 à 0,8 kW avec flotteur intégré et corps inox suffit. Débit 40-60 L/min à 25-40 m de HMT, soit largement de quoi alimenter goutte-à-goutte, asperseurs et toilettes. Budget 250 à 500 € selon la marque. Choisir un modèle multicellulaire compact si la cuve sert aussi à alimenter la maison via surpresseur. La cuve eau 5 000 L reste un format polyvalent pour cet usage mixte.

Le meilleur compromis qualité-prix

Tous usages confondus, un kit pompe immergée 4″ inox 304 1 kW monophasé livré avec coffret, câble 50 m et corde inox 6 mm, autour de 750-950 €, représente l’option la plus équilibrée pour 80 % des installations résidentielles. Durée de vie attendue 15 ans, dépannage simple (condensateur, joints, clapet en pièces standard), fiabilité éprouvée. Au-dessus de 1 500 €, on entre dans la zone professionnelle ; en dessous de 400 €, la fiabilité long terme devient incertaine sauf usage occasionnel.

Questions fréquentes avant d’acheter une pompe à eau immergée

Quelle pompe immergée pour un puits profond

Pour un puits de plus de 30 mètres, viser un modèle multicellulaire à 8 cellules minimum, puissance 1,1 à 1,5 kW, en inox 304 ou 316L. La HMT requise se calcule en additionnant la profondeur dynamique de l’eau, la hauteur de refoulement vers le point d’usage et 5 à 10 mètres de pertes de charge. Lire la courbe constructeur pour vérifier le débit obtenu à cette HMT, qui doit dépasser largement les besoins instantanés simultanés (douche + cuisine + arrosage par exemple).

Quel diamètre choisir pour un forage

Le diamètre extérieur de la pompe doit être inférieur d’au moins 10 mm au diamètre intérieur du tubage. Un forage 4″ (100 mm intérieur après tubage) accepte une pompe 3,5″ (89 mm extérieur). Vérifier la cote intérieure réelle à plusieurs profondeurs avec un calibre ou un repère, car des défauts de tubage peuvent réduire le passage. Le câble électrique et la corde de sécurité circulent dans l’espace résiduel, ne pas oublier de compter leur épaisseur.

Combien de bar faut-il pour alimenter une maison

Une maison standard fonctionne confortablement entre 3 et 4 bars en sortie de pompe ou de surpresseur. Sous 2 bars, les chauffe-eau instantanés et les douches modernes faiblissent. Au-dessus de 5 bars, les flexibles et les vannes s’usent prématurément. Le pressostat se règle classiquement à 2,5 bars en démarrage et 3,5 bars en arrêt, avec un réservoir à vessie de 100-200 litres qui amortit les cycles. La gamme de réservoirs à vessie couvre les configurations résidentielles.

Monophasé ou triphasé : lequel choisir

Le monophasé 230 V convient à toute installation domestique standard jusqu’à 2,2 kW environ. Le triphasé 400 V s’impose au-delà, pour les forages profonds, les usages agricoles intensifs et les pompes à fort débit. Le choix dépend aussi de l’abonnement électrique disponible : le triphasé suppose un compteur compatible, parfois absent dans les maisons rurales anciennes. À puissance équivalente, le triphasé démarre plus en douceur et dure plus longtemps mais coûte plus cher à l’achat et au dépannage.

Faut-il un coffret, un flotteur et des accessoires

Le coffret de protection est obligatoire pour une installation pérenne : il intègre disjoncteur, protection thermique, protection manque d’eau et démarreur. Sans coffret, la pompe se grille à la première anomalie. Le flotteur ou la sonde de niveau coupe la pompe quand le forage descend trop bas ou quand la cuve se vide, évitant le fonctionnement à sec destructeur. Les accessoires de descente (corde, câble, scellements, clapet) ne sont pas optionnels, leur absence ou mauvaise qualité multiplie les pannes et complique les interventions ultérieures.

Pompe immergée ou pompe de surface

La pompe immergée descend dans l’eau et pousse vers le haut : silencieuse, ne souffre pas du désamorçage, fonctionne jusqu’à plus de 100 m de profondeur. La pompe de surface reste à l’air et aspire l’eau par dépression : limitée à 7-8 m de hauteur d’aspiration théorique (5-6 m en pratique), bruyante, sensible au désamorçage. Choisir une pompe immergée dès que la profondeur dépasse 6 mètres ou que le silence est recherché. La pompe de surface garde un avantage sur les puits peu profonds, les pompages depuis cuve hors-sol et les usages temporaires d’arrosage.

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